Les Etoiles restantes est une œuvre indépendante qui mérite d’être vue à bien des égards, tellement cette comédie dramatique séduit par sa tendresse et sa philosophie de vie.

Alexandre est un trentenaire en plein questionnement. Quitté par sa petite amie, il part en quête d’un boulot avec ses diplômes sous le bras tandis que son père se bat contre le cancer. Dans un rayon de supermarché, il rencontre la pétillante Manon qui va vite enjoliver et bousculer leur quotidien…

Le charme irrésistible de ce premier film de Loïc Paillard repose sur plusieurs éléments : des comédiens parfaits qui subliment le film par leur charme naturel, des personnages sincères et touchants, une liberté artistique créatrice de véritables envolées lyriques. Des musiques bien amenées aux moments opportuns, des dialogues à la fois surannés et actuels, qui sonnent justes. Il réussit ainsi délicatement à aborder des sujets sombres dans un univers sensible et onirique : d’un air léger, tantôt sérieux, tantôt absurde, badin ou détaché, il y est question d’amour et de belles phrases, du manque de confiance, de la difficulté à être heureux ou à réussir sa vie, de la perte des parents.

Le héros incarné par le brillant Benoît Chauvin, avec sa naïveté, nous enchante d’autant plus qu’il s’entoure d’un petit monde décalé, des êtres délicieusement lunaires et attachants qui rendent le film très drôle : entre le délirant colocataire Loris, agoraphobe qui veut écrire une méthode pour réussir sa vie et devenir riche, la prostituée thérapeute qui fait du bien à ses « patients », la fille qui veut vendre des nuages, Les étoiles restantes distille une petite musique mélancolique sur le sens de la vie, à travers des moments tout simples, tels une danse, une promenade, une lecture, appels à la rêverie.

Maniant l’émotion avec finesse et légèreté, Loïc Paillard livre modestement une œuvre atypique toute scintillante : cette étoile ne demande qu’à être savourée, telle une douce friandise empreinte de poésie, d’humour et de tendresse.

 

Coup de Coeur de Titrafilm, Champs-Élysées Film Festival 2017, Prix du Public du long-métrage français, Champs-Élysées Film Festival 2017

“Ce premier film autoproduit par un jeune réalisateur allie drôlerie et romantisme de la plus belle eau, avec des dialogues d’une poésie toute simple.”
Guillemette ODICINO, Télérama.

“Ce qui fait le charme du film, c’est l’équilibre constant entre le drôle et le tragique, avec une douceur chaleureuse. Un cinéaste à surveiller.”
François FORESTIER, L’Obs.

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